Les DLCs, seems legit, or not?

28 décembre 2011 Aucun commentaire

DLC Un sujet souvent traité, mais je souhaitais également donner mon avis sur ces fameux DLCs (Downloadable Content, ou contenu téléchargeable en français) ! On va parler de leurs différentes formes, de leur légitimité, d’actualités en relation et de leur passé (C’était mieux avant).

De quoi s’agit-il exactement ?

Les DLCs prennent différentes formes, suivant les jeux ainsi que leur genre, les éditeurs, les contenus sont très différents. Avant qu’ils existent, seules (ou majoritairement) les extensions (add-ons) étaient payantes sur un jeu. Le terme DLC est un peu un fourre-tout où l’on pourra retrouver de vraies extensions, mais pour la majeure partie des ajouts mineurs tels que des skins, des maps, des nouvelles armes, etc. Une première critique ici par rapport aux ajouts mineurs, c’est la sensation d’avoir un jeu incomplet, livré en kit en quelques sortes. Bien que pouvant être considérés comme des « bonus » et dispensables, la différence avec les jeux pré-DLCs est flagrante. Vous aviez un jeu complet à l’achat, avec d’éventuels cheat-codes en prime. Aujourd’hui les cheat-codes se font appelés DLCs, et les jeux vraiment complets à l’achat deviennent plus rares. Essentiellement pour les jeux dits AAA, qui sont déjà les plus chers de base…

Seems legit, or not?*

*Ça semble légitime, ou pas ? Ndlr : Provient du meme Seems legit.

En plus d’avoir de nombreuses formes, les DLCs ont aussi des prix dont on se demande comment ils sont fixés. Je vais devoir parler un peu de ce qu’il y avait avant pour comparer à l’ère du DLC. Et ce que je souhaite énoncer, se sont les mods et tout ce qui peut être fait par un joueur (les maps par exemple). Ça concerne hélas que les PC, et ça permet(tait) d’étendre la durée de vie d’un jeu vidéo de manière importante ou plus simplement d’en améliorer l’expérience. La tendance actuelle est plutôt mauvaise à ce niveau, puisque les DLCs n’étant pas de vraies extensions (ndlr : à ne pas prendre au sens général), ne sont pas compatibles avec ce dont nous venons de parler. C’est ainsi que l’on retrouve les DLCs de Call of Duty par exemple qui proposent essentiellement des maps. Maps qui en plus d’être vendues hors de prix (15 € les 4 maps en général), sont critiquées pour leur non-originalité car reprises des anciens volets de la série. Dans le « not legit », on retrouve aussi des chapitres carrément enlevés du jeu original pour être vendus sous forme de DLCs. C’est le cas notamment d’Assassins’s Creed II. Enfin, si ça ne tenait qu’à moi, la majorité des DLCs seraient illégitimes de par leur rapport qualité/prix en dehors de toute notion de réalisme. Et parfois on se demande jusqu’où vont-ils aller, EA et sa voiture à 100$ dans Need for Speed World a atteint un haut niveau déjà, CCP Games avec leur monocle à 50 € sur Eve Online n’ont qu’à bien se tenir !

Bref, vous l’aurez compris les DLCs, c’est pas ma tasse de thé, et ça devrait être celle de personne. Malheureusement les chiffres sont mauvais, il y a de plus en plus de clients pour ces DLCs. Comme le rapport de l’EEDAR le montre, parmi les possesseurs de consoles HD, en 2011, 51% ont déjà acheté au moins un DLC durant les 12 derniers mois, en comparaison aux 34% de 2009. Alors bien sûr c’est relatif puisque moi-même étant contre les DLCs, j’en ai tout de même certains en ma possession, vous les retrouvez généralement dans les éditions « jeu de l’année » (GOTY) ou les packs complets en promotion. Juste pour revenir à l’étude, les 49% restants n’ayant pas pris de DLCs (durant les 12 derniers mois toujours) n’apprécient pas le prix trop cher, et le fait qu’il n’y a pas de garantie « satisfait ou remboursé » en grande majorité (comprendre qu’il n’y a pas de reprise, ni de démo).

Enfin, il y a certains cas où je peux comprendre le fait de sortir des DLCs payants (oui il y en a aussi des gratuits, notamment pour tous les jeux Valve, mais d’autres aussi, bien qu’isolés). Ces cas, ou le « seems legit » n’est pas ironique, doivent remplir selon moi ces critères :

  • Le jeu de base est complet
  • Le DLC est peu onéreux et est une extension, ou le DLC est un élément cosmétique à prix très réduit

Pour prendre un exemple récent, le jeu indépendant Dungeons of Dredmor s’est vu doté de son premier DLC « Realm of the Diggle Gods » qui peut être considéré comme une extension vu qu’il ajoute 5 niveaux au jeu qui en comprend 10 de base (roguelike, 1 niveau = 1 étage inférieur), ainsi que de nouveaux éléments. Le fait que le jeu soit complet de base permet de rendre le DLC plus ou moins légitime puisqu’il permet à ceux qui le souhaitent de prolonger la durée de vie du jeu, et aux autres de garder un jeu fini. Faire payer ce genre d’extension est un choix fait par les développeurs qui consiste à dire qu’ils souhaitent continuer de travailler sur un jeu déjà sorti plutôt que d’en sortir un nouveau pour générer à nouveau de l’argent. C’est surtout vrai pour les jeux indépendants qui sont déjà peu onéreux de base. Le prix reste cependant assez mal fixé pour ce jeu puisque hors promotions il est à 4.49 € de base, et le DLC fraichement sorti est à 2.99 €. L’arrivée d’un nombre de plus en plus important de DLCs dans l’univers des jeux indépendants me désole un peu je dois l’avouer. J’en profite d’ailleurs pour saluer Re-Logic, l’équipe qui s’occupe de Terraria qui font du très bon boulot sur leur jeu, et qui le mettent à jour gratuitement ! Les mises à jour gratuites, ça manque et ça fait du bien d’en voir encore. La dernière en date a quasiment doublé la durée de vie du jeu.

En conclusion ?

Tout n’est pas noir ou blanc, certains DLCs valent le coup mais la majorité reste encore en totale inadéquation avec leur prix. Il est regrettable de voir ces contenus payants se développer. Seulement c’est plus rapide à sortir qu’un jeu complet puisque toutes les bases sont là, du coup ils en profitent. Bref, renseignez-vous avant d’acheter un jeu. Les DLCs ne sont pas les seules plaies, d’ailleurs Que Choisir dépose plainte contre 3 distributeurs et 4 éditeurs de jeux pour pratiques commerciales trompeuses.

En bonus, pour égayer cet article, une mini-BD avec l’accord de son créateur en relation (cliquez sur la miniature pour agrandir ou accédez-y directement ici) :

Tags: , , Jeux vidéo

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